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Oltrée : un fortin, des patrouilleurs, et le plaisir rare de perdre
Il est tard, la table est couverte de cartes retournées, et notre fortin vient de tomber. Un incendie laissé courir un tour de trop, une créature qu'on n'a pas eu le temps de traquer, et la Satrapie a basculé sans nous demander notre avis. On a perdu. Et la première phrase qui sort autour de la table, ce n'est pas « bon, on range », c'est « on la refait ». C'est là, précisément, que j'ai compris ce qu'Oltrée avait de rare. Je l'avais rapporté d'Essen en 2021, repéré des mois

Renaud Fleusus
14 août4 min de lecture


The Dark Quarter : le jeu que je n'aime pas et que je n'arrête pas de ressortir
Il est presque minuit, la boîte est refermée, et Ariane me pose la seule question qui compte après une soirée de jeu : « Tu as aimé ? » Et pour la première fois en des années de parties, je n'ai pas su répondre. « Je sais pas. » On venait de boucler le premier acte de The Dark Quarter, étalé sur plusieurs sessions, on avait passé un bon moment, et on était incapables de dire si on aimait ce jeu. Session après session, ce flottement n'a jamais disparu, et je crois que c'est ju

Renaud Fleusus
31 juil.4 min de lecture


Lost in Adventure : un point & click posé sur la table, à savourer à deux
Il y a des jeux qui te ramènent d'un coup à tes premières amours vidéoludiques. En posant les premières cartes de Lost in Adventure : La Malédiction de Jack Parrot, j'ai retrouvé la sensation d'un bon vieux point & click, le genre de « clique ici, ramasse cet objet, parle à ce personnage » que je faisais gamin devant un écran. Sauf que là, tout se passe sur la table, carte après carte. Mon souci, c'est que je ne l'ai jamais bouclé d'une traite. Faute de temps, je l'ai repris

Renaud Fleusus
13 juil.4 min de lecture


Arcs : Quand Cole Wehrle transforme l'humiliation en révélation ludique
L'histoire d'une claque magistrale Il était 22h30 un mercredi soir quand j'ai rangé la boîte d'Arcs avec un sentiment que je n'avais plus ressenti depuis des années : l'humilité absolue face à un jeu de société. Moi qui joue à Pax Pamir, qui s'est lancé dans Root et qui n'a pas peur de me frotter à du jeu ardu, je venais de me faire donner une leçon magistrale par un adversaire. La différence ? Lui avait déjà joué au jeu. Moi, j'étais parti bille en tête avec ma confiance de

Renaud Fleusus
6 sept. 202510 min de lecture
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